Insectes en société

Documentaire. Réalisé par Philippe Caldéron et Guillaume Vincent (1998)

Les quatre espèces présentées ici les fourmis, las termites, les abeilles et les guêpes - se distinguent par une sociabilité extrême et un "sens de l'organisation" remarquablement développé. D'ailleurs, quelles autres créatures, en ce bas monde, peuvent se vanter de partager équitablement les tâches et de pratiquer l'abstinence sans en souffrir ? Le secret de leur réussite : une intelligence collective très complexe, fondée sur un système de communication élaboré
(La Nouvelle République du Centre-Ouest 27-28 février 1999 et 3-4 mars 2001 et TéléObs, n°1790, 25/02 au 3/03/99)

Retour au documentaire classique, après les deux premiers films de cette Thema "Fourmis", il s'agit cette fois des insectes sociaux, c'est-à-dire aussi bien des abeilles, des guêpes et des termites que des fourmis. Philippe Caldéron passe d'une espèce à l'autre, comme il interroge tour à tour des scientifiques de mouvances différentes. Presuqe tout y passe, de la communication chimique à la répartition des tâches, en passant par le système de reproduction et par les castes qu'il implique (sexuées/non sexuées). On glisse vers la sociobiologie, on affleure la querelle de l'inné et de l'acquis, on envisage l'hypothèse d'un superorganisme unique, en lieu et place d'une communauté d'individus. Un superorganisme qui serait doué d'une capacité d'autoorganisation... Sauf qu'il arrive que, dans une fourmilière, des ouvrières assassinent une jeune reine, donc une soeur, sans mobile apparent, et contre toute "bio-logique". Alors quoi ?
Louis Guichard (Télérama n° 2563 - 24 février 1999 et n° 2668, 28 février 2001)