La cité des fourmis

Documentaire de Philippe Caldéron et Patrick Bleuzen (1998, 50 min.)
avec la voix de Jean-Pierre Kalfon

" Un authentique film catastrophe qui offre un regard fascinant sur le monde des fourmis " (Le Monde Télévision, 21-22 février 1999)

Attila contre Rome, ainsi se présente l'attaque de la Cité des dômes, mégalopole des pacifiques fourmis Atta, par leurs redoutables congénères guerrières, les Ecitons. La Cité des fourmis, dont cette bataille est le point culminant, est un documentaire mâtiné de fiction qui devrait bénéficier du succès de Microscosmos, Fourmiz et autres 1001 pattes.. D'autant plus que ce film de Philippe Caldéron (diffusé en ouverture d'une Thema " Le Monde des fourmis") n'est pas avare de rebondissements théâtraux ni de détails entomologiques sur l'esclavage des femelles stériles - ouvrières ou soldates -, la vie de Sardanapale des fourmis ailées ou la solitude féconde de la Reine. La reconstitution dans un studio guyanais éclaire aussi la division du travail propre aux Attas et leur lutte permanente pour la survie, donnant un relief anthropomorphique au destin de ces insectes à six pattes. Un motif de fascination supplémentaire.
Y -M. L. (Le Monde Télévision Dimanche 21 - Lundi 22 février 1999)

Quelque part au nord-est de la Guyane française se dresse la paisible "cité des dômes", œuvre collective des fourmis Atta. Dans cette mégapole largement souterraine, où règne l'autodiscipline la plus stricte, des centaines de milliers d'insectes s'activent sans autre but apparent que de nourrir les nymphes et de veiller sur les quelques bouts de champignons indispensables à la survie de la reine, elle-même condamnée à Pondre jusqu'à la fin de ses jours. Soudain, c'est la catastrophe : le dôme central s'effondre sur ses locataires.
(La Nouvelle République du Centre-Ouest 27-28 février 1999 et 3-4 mars 2001, TéléObs, n°1790, 25/02 au 3/03/99)

 Il faut sauver le soldat Atta. Les envahisseurs, fourmis nomades et légionnaires appelées Ecitons, menacent de l'empoisonner avec leurs dards. Et d'en faire autant, ensuite, avec les autres membres de la colonie. y compris l'indispensable reine. la mère de toute la population Atta... Cette scène de guerre en forêt amazonienne. Dans un mètre cube de galeries souterraines est le clou supposé d'un documentaire conçu comme un film catastrophe. Les Attas, pacifiques fourmis végétariennes qui cultivent le même champignon nutritif depuis la nuit des temps. affrontent coup sur coup un effondrement de leur dôme, écrasé par un pied humain, une inondation due à un violent orage et. enfin, la razzia meurtrière précitée. On devine l'objectif qui fonde cette dramaturgie un peu forcée - sortir le documentaire animalier de l'ornière pédagogique. Mission accomplie, sans doute. Mais, n'en déplaise au réalisateur, le spectaculaire tient moins à cette scénarisation qu'à la qualité des images volées à l'intérieur du nid, et propres à captiver aussi bien les " fourmiphiles " que les autres.
Louis Guichard (Télérama n° 2563 - 24 février 1999 et n° 2668, 28 février 2001)